Folies-Bergères, Olympia, Casino de Paris : zoom sur des lieux historiques

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Dans le quartier, on sort et on fait la fête ! Retour sur l’histoire de 3 lieux mythiques du 9e arrondissement, où vous pouvez toujours démarrer la soirée avant de la conclure autour d’une table du restaurant A La Cloche d’Or…

Le Casino de Paris : le plus ancien

Dès 1730, l’endroit est dédié à la fête ! À cette époque, la rue de Clichy n’existe pas et c’est en pleine campagne arborée que le duc de Richelieu se fait construire une salle de spectacles rapidement rebaptisée « Folie-Richelieu ». En 1811, rebaptisé « Tivoli », l’endroit se transforme en parc d’attractions prisé des parisiens : danses, jeux, spectacles, feux d’artifices, ces 8 hectares deviennent incontournables !

Démoli, reconstruit, augmenté d’une patinoire dans les années 1870, le Tivoli est, sous l’impulsion des travaux du baron Haussmann, découpé en plusieurs lots qui deviennent des théâtres et autres lieux de divertissement. La patinoire perdure, ainsi qu’une salle principale où sont donnés fêtes et bals. Elle prend le nom de « Casino de Paris » en 1891.

En 1914, le Casino de Paris devient un cinéma et une salle de music-hall, qui verra se produire le premier orchestre de jazz en France. Les « revues » à succès s’enchainent, avec comme vedettes Mistinguett, Joséphine Baker ou encore Line Renaud, et la salle se dote d’équipements pionniers, comme une gigantesque piscine.

Mais la mode des revues alternant chansons, sketches et danses s’éteindra au début des années 1980, où le Casino de Paris connaît des difficultés financières. Après quelques années de fermeture, l’endroit se réinvente en salle de concert, accueillant également des comédies musicales. Un succès jamais démenti depuis !

16 Rue de Clichy, 75009 Paris

Les Folies-Bergère : le plus sexy !

C’est ici qu’on a pu voir en 1912 et pour la toute première fois en France, une danseuse entièrement nue sur scène ! Un événement fondateur pour les Folies-Bergère, qui ont par la suite fait leur emblème des danseuses dénudées, connues dans le monde entier et synonymes d’un Paris léger…

C’est en 1869 que la salle de spectacle voit le jour. Et dès 1872, ses spectacles osés rendent l’endroit célèbre ! En 1886, on y invente la « revue » de music-hall : danses, chansons, scénettes alternent durant tout un spectacle. Les propriétaires successifs des Folies-Bergère lui forgeront au fil des années une identité unique : ainsi, depuis le début des années 1920, toutes les revues comportent, dans leur titre, le mot « folie (s), et comptent 13 lettres, par superstition. Danseuses quasi-nues et revêtues de costumes en plume font également partie de l’imaginaire collectif rattaché à la salle, connue désormais dans le monde entier !

Les Folies-Bergère n’ont pas connu la désaffection survenue pour le genre « revue » dans les années 1980 : le style des spectacles a en effet su évoluer. Dès les années 1990, la scène des Folies s’ouvre à l’humour (Valérie Lemercier, Marianne James) ainsi qu’aux comédies musicales. Nombre d’artistes internationaux se sont produits aux Folies-Bergère, qui sont par ailleurs inscrites aux monuments historiques depuis 1990. En 2019, elles fêteront leurs 150 ans !

32 Rue Richer, 75009 Paris

L’Olympia, le plus prestigieux

Un music-hall de 1893 encore en activité : c’est l’Olympia ! Au départ, la salle de spectacle reste fidèle à l’univers forain, ayant été construite sur les lieux d’une ancienne fête foraine. On peut ainsi y voir contorsionnistes, acrobates et clowns, mais aussi des danseuses révolutionnaires pour leur époque, comme Loïe Fuller, ou particulièrement scandaleuses (la Goulue, célèbre danseuse de French Cancan).

Comme un peu partout dans Paris, la mode des revues atteint également l’Olympia qui voit se produire les stars du genre que sont, dans les années 1910-1920, Mistinguett ou Yvonne Printemps. Mais très vite, c’est la chanson qui devient la spécialité de la salle, avec les récitals de nombreuses chanteuses réalistes dans les années 1920. À l’approche des années 1930, le succès décline et l’Olympia se réinvente en cinéma.

Ce n’est qu’en 1954 que l’Olympia devient la salle de concerts la plus emblématique de Paris. Reprise par Bruno Coquatrix, promoteur de spectacles, elle accueille les plus grandes vedettes de l’époque : Gilbert Bécaud, Jacques Brel, Edith Piaf… Au début des années 1960, l’Olympia voit passer les Rolling Stones et les Beatles. Les artistes internationaux les plus prestigieux s’y sont produits et s’y produisent toujours !

Début 1997, l’Olympia, tout comme le groupe d’immeuble qui l’entoure, est démoli dans le cadre d’une restructuration urbaine. La salle est rebâtie à l’identique quelques mètres plus loin et a conservé sa façade d’origine. Rouverte au bout de 7 mois de travaux seulement, elle jouit toujours aujourd’hui d’un prestige inégalé.

28 Boulevard des Capucines, 75009 Paris

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