« Fait maison » : le point sur la législation

label "fait maison"

Depuis 2014, la législation oblige les restaurateurs à signaler au consommateur les plats fabriqués sur place. Mais dans les faits, qu’en est-il ?

Qu’entend-t-on par « fait maison » ?

Cela paraît évident, et pourtant ! Un plat « maison » est cuisiné et/ou transformé sur place, à partir de produits crus et brut, sans ajout du moindre ingrédient déjà cuisiné. Dans les faits, les restaurants proposant une carte 100% « maison » sont relativement rares dans la mesure où de multiples idées existent aujourd’hui pour les cuisiniers : sauces, ingrédients précuits, préparations à cuire ou à réchauffer…

L’utilisation de ces aides culinaires n’est pas un signe de mauvaise restauration : ce sont dans la grande majorité des cas des produits de qualité et qui permettent un gain de temps et d’argent aux restaurateurs. Toutefois, le client peut, lui, se sentir lésé. L’apposition du signe « fait maison » sur la carte lui permet de s’informer.

Comment signaler les plats « faits maison » ?

Depuis juillet 2014, un logo officiel est mis à la disposition des restaurateurs, mais aussi des traiteurs, qu’ils travaillent en établissement, en boutique ou sur les marchés. Il suffit au professionnel de l’apposer à côté de l’intitulé des plats concernés sur la carte. Si l’ensemble de votre production est maison, il vous faut alors placer le logo de façon à ce qu’il soit visible du premier coup d’œil. En revanche, si vous ne proposez aucun plat préparé par vos soins, vous ne pouvez utiliser ni le logo, ni le terme « maison » ! Les contrevenants encourent les sanctions prévues par le code de la Consommation en matière de publicité mensongère et tromperie sur la marchandise. Des contrôles sont effectués de manière régulière par des fonctionnaires de la DGCCRF.

Le « fait maison », plus cher ?

Pour les restaurateurs, l’utilisation des aides culinaires et autres produits tout préparés est souvent justifié par des motifs de gain de temps et d’économie. En effet, partir du produit cru et brut demande davantage d’étape pour parvenir à un bon petit plat : par exemple, la corvée d’épluchage des légumes ! Les professionnels mettent parfois en avant le fait que pour cuisiner « maison », ils ont besoin de recruter, ce qui occasionne des frais supplémentaires… Mais par ailleurs, choisir des produits bruts en tant que matières premières coûte au global beaucoup moins cher qu’employer des préparations déjà élaborées ; au final, les frais s’équilibrent ! Ainsi, pour le consommateur, choisir du « fait maison » ne devrait pas être synonyme de prix élevé.

La législation sur le « fait maison » est « une mesure de bon sens » selon le ministère de l’Économie : un souci d’information pour le client, doublé d’une volonté de transparence sur la provenance des produits servis. Un simple logo pour plus de confiance !

On vous invite à découvrir nos plats « fait maison » À la Cloche d’Or !!

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