Coutumes et traditions: le repas de Noël d’autrefois

noel-1950


L’hiver approche et les fêtes de fin d’année aussi ! A la Cloche d’Or on en profite pour vous dévoiler les coutumes et traditions du repas de Noël d’autrefois.

Noël et la Messe

Autrefois, les repas de Noël s’articulaient autour de la messe de minuit. Elle était traditionnellement précédée d’un repas maigre car l’Avent n’est pas encore fini, puis suivie d’un repas gras qu’on appelle encore aujourd’hui le réveillon. Ce dernier permettait de se rassembler et de se revigorer autour d’un bon repas plus copieux, afin de faire face au jeûne de la veille, à la fatigue engendrée par le chemin parcouru pour se rendre jusqu’à l’église et aussi par la longueur de la messe de minuit elle-même, comme le décrit Alphonse Daudet dans sa nouvelle « Trois messes basses » du recueil Lettres de mon Moulin.

Un repas à base de viande

Chaque région a ses rituels et ses traditions, mais de façon générale, le repas gras était très copieux et souvent à base de viande. Cela pouvait être de la viande de porc, qui était à l’époque la base de la nourriture carnée dans les campagnes et les villes, mais aussi de volailles de la ferme comme les oies et les chapons, les gélines ou les gibiers à plume. A partir du 17ème siècle, la dinde est aussi au menu. Pour ce qui est des desserts, ils étaient à base de beurre, de crème et d’œufs, ingrédient dont on avait été privé le temps de l’Avent : tourtières et tourtes, beignets, bugnes, biscuits aux épices. Qu’importe le dessert choisi, la tradition voulait qu’on tourne la pâte de l’est vers l’ouest avec une cuillère en bois en référence au Christ venu d’Orient et au bois de la crèche.